Laissez vivre l’imprimé, produit de première nécessité  !
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Société #Débat

Laissez vivre l’imprimé, produit de première nécessité !

08.10.2020
Démentant toutes les Cassandre, la résilience spectaculaire de l'achat de livres imprimés démontre qu'ils restent pour les Français un produit (matériel) de première nécessité. Avec un supplément d'âme stimulant: acheter un livre chez un libraire est devenu un acte doublement militant, militant pour le temps long et déconnecté, militant pour le conseil, le commerce et l’emploi de proximité !

Heureuse surprise pour le livre ! Après la regrettable décision du Syndicat de la Librairie Française (SLF) de ne pas laisser ouvertes les librairies au début du COVID, les Français démontrent que le livre est bien « un produit de première nécessité » ! Depuis le déconfinement, le rebond des achats en librairies est éloquent :  + 42 % en juin, + 16 % en juillet, + 5 % en août, + 6,8 % en septembre, avec des pointes à + 25 % selon les enseignes (données SLF) permettant de rattraper le terrain perdu.  « Les facteurs « confiance », « quartier » et « proximité », dans le contexte de la pandémie, sont la clé. » analyse Michel Guerin dans sa chronique « Le livre retrouve des couleurs » du Monde du 3 octobre. Ces performances démentent tous les Cassandre qui voyaient déjà un tsunami dévastateur du ebook sur Kindle, et du service client Amazon.

Laissez-nous promouvoir les atouts de modernité et d’innovation de l’imprimé !

Culture Papier depuis sa création revendique la pérennité d’un choix face à tous ceux qui imposent le numérique comme la quintessence de la modernité et « du geste pour l’environnement » n’est qu’un leurre.
Intégrant les transformations des usages et des besoins, l’écosystème de l’imprimé et du livre a montré sa résilience comme le montre l’étude EY présentée le 29 septembre ; intégrant toutes les exigences légitimes parfois contradictoires de la RSE. Il adapte ses outils, ses coûts et ses normes de production, pour optimiser au mieux les ressources naturelles et recyclables. Et les rend toujours plus innovants !

Laissons la liberté de choix aux consommateurs

Convaincu de la complémentarité de l’imprimé et du digital, en fonction de la pertinence des usages et des attentes, Culture Papier rappelle que la première priorité est de faciliter l’accès libre et équitable au marché pour tous. L’imprimé protège la liberté de décision sans qu’elle soumis aux suggestions et notations des algorithmes. L’imprimé favorise les conseils et achats de proximité. Enfin l’imprimé permet à chacun d’avoir le choix de son distributeur ! A titre d’exemple, le prix unique du livre est une dynamique de choix déterminante depuis bientôt 40 ans, en ne faisant pas du livre une marchandise comme une autre,  il crée un modèle économique équilibré et équitable, il consolide un écosystème de la fabrication à la distribution.
Le livre et la presse comme l’imprimé commercial, restent le rempart au « tout numérique de surveillance » que le pouvoir des data et des écrans nous imposent comme l’ont réaffirmé puissamment la députée Marguerite Desprez-Audebert, Marc Feuillé (Groupe Figaro) et Philippe Beauvillard (SPCS) à notre conférence du 29 septembre (replay).

« Nous devons retrouver notre capacité à nous concentrer, à mémoriser»

Nous partageons le récent cri d’alarme d’Olivier Babeau qui dans son livre « Le Nouveau Désordre numérique » (Buchet Chastel) appelle à sortir de « l’utilisation outrancière » du numérique, plus inégalitaire que jamais et qui empêche tout recul :  « Notre perception du monde est produite par une lentille déformante très particulière qui rend invisibles les idées nuancées et hyperbolise celles qui le sont moins ». Pour ajouter, « Demain, être humain, c’est-à-dire un individu libre, sera un choix et non plus un fait. »

L’imprimé papier aujourd’hui comme hier est cet unique « produit de première nécessité » qui permet de « hiérarchiser les savoirs » (P.Beauvillard). Et surtout de les partager – et d’en débattre – à tête reposée.

Guillaume Le Jeune, Président – Serge Bardy, Trésorier


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