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La filière papetière française revendique une démarche RSE d’excellence


Communiqué de presse. La deuxième partie de l’émission Cash Investigation diffusée sur France2 le 24 janvier dernier traitait de l’exploitation des forêts en Europe et dans le monde, mettant en cause la fiabilité de leurs certifications. Culture Papier réaffirme et souligne les efforts exemplaires engagés en matière de gestion des ressources forestières françaises, d'utilisation du papier et de son recyclage en France.

Concernant les fibres et papiers :

Si le reportage dénonçait à juste titre des pratiques scandaleuses qui profitent de la faiblesse des administrations locales pour détruire des forêts primaires,  l’industrie papetière française (papetiers, éditeurs, imprimeurs…) est quant à elle  exemplaire dans la gestion de la ressource papetière. Elle contribue à gérer et à cultiver une forêt qui s’accroit de 25 millions de mètres cubes chaque année.  Seulement 7% du bois utilisé en France provient des bois importés. Ses efforts pour un papier responsable (production et recyclage) sont soutenus et reconnus par de nombreuses ONG.

L’industrie papetière française n’utilise quasiment pas de fibres de cellulose en provenance d’Indonésie (0,2% de la consommation en 2016). De plus il n’y a pas de papiers indonésiens en vente sur le marché français (seuls les emballages de certains produits provenant d’Asie peuvent être présents). Culture Papier a toujours dénoncé les pratiques criminelles pour l’environnement du Groupe APP (Asian Pulp and Paper) en Indonésie et par conséquent a toujours refusé son adhésion à l’association.

Culture Papier rappelle les vertus environnementales du papier et du bois qui, contrairement à beaucoup d’autres matériaux, sont des matières renouvelables et très largement recyclées (ce que l’émission de France 2 a omis de préciser). Le recyclage permet la réutilisation de la matière fibreuse de 72% des produits à base de papiers et cartons en France. Ce taux particulièrement important fait de l’industrie papetière française l’une des premières industries du recyclage et la première en termes d’économie circulaire.

Concernant PEFC et les certifications :

Proposer du papier issu de forêts gérées durablement est une priorité constante pour les professionnels de la filière papetière, au prix d’investissements lourds depuis plus de 20 ans avec des résultats probants pour les consommateurs : 75% des pâtes importées (représentant la moitié de la consommation de pâtes en France) respectent les certifications forestières.

L’émission de France 2 a pointé les risques d’un système d’adhésion à priori fondé sur la confiance (déclaration sur l’honneur). Si le principe de la certification qui valide la provenance de la fibre et la gestion durable des forêts n’est pas contesté, il s’agit d’en renforcer l’efficacité. Il faut noter que seuls des exemples « improbables » ont été choisis et qu’aucune exploitation forestière française n’a été mise en cause… Et que toute une filière poursuit son engagement exemplaire d’acteur de la croissance verte.

Pour Culture Papier la vigilance journalistique doit renforcer la valeur et l’utilité des certifications environnementales. Ces démarches volontaires – exigeantes pour tous les acteurs de la filière – sont un des moyens les plus efficaces pour développer et exploiter des surfaces certifiées qui ne représentent pour l’instant que 10% des forêts dans le monde.

Enfin, Culture Papier rappelle qu’elle soutient naturellement le projet de loi européen qui prévoit que tout papier importé en Europe devra être issu de forêts gérées durablement.

Pour en savoir plus : rendez-vous pour un échange avec la filière sur le thème « Le papier est-il responsable? » mercredi 22 févier 2017 de 8h30 à 10h Chez Françoise, Aérogare des Invalides, 75007 Paris