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La publication scientifique face aux fakenews.


Le 4 octobre dernier au Palais du Luxembourg, le SPCS (Syndicat de la presse culturelle et scientifique) a réuni une vingtaines de scientifiques et d’éditeurs pour débattre sur un enjeu brûlant : « La publication scientifique à l’heure des fake news ou comment favoriser l’intégrité scientifique?”.

 

Parmi les intervenants :

  • Joëlle Alnot, directrice de l’Office français de l’intégrité scientifique, OFIS
  • François-Marie Bréon, physicien-climatologue, IPSL
  • Agnès Henri, physicienne, directrice générale d’EDP Sciences
  • Claire Hivroz, immunologiste, directrice de recherche à l’INSERM, Institut Curie
  • David Klatzmann, professeur d’immunologie à Sorbonne Université
  • David Lacombled, président, La villa numeris
  • Hervé Maisonneuve, consultant et rédacteur scientifique, www.redactionmedicale.fr
  • Daniel Rodriguez, président, Elsevier Masson France
  • Dominique Wolton, directeur de la Revue internationale Hermès et directeur de recherche au CNRS

 

 


« Un événement comme ce colloque traduit donc la volonté d’encourager et nourrir la réflexion des éditeurs, membres ou non du SPCS, sur leurs pratiques professionnelles, rappelait Philippe Beauvillard, le président du SPCS dans son discours d’introduction, tout en les confrontant aux besoins et aux débats de la société, qu’ils sont en charge de relayer à leur tour à travers leurs publications ».

 

 

Crédibilité, qualité, vérification des sources : trois défis de la publication scientifique (Laure Darcos)

 

 

La sénatrice de l’Essonne, Laure Darcos a quant à elle témoigné de son attachement à « défendre la presse de la connaissance et du savoir ». Devant la multiplication des études sujettes à caution, elle a énuméré les défis que la communauté scientifique doit relever : crédibilité, qualité, vérification des sources, pour ne pas laisser le champ libre à une science parallèle peu soucieuse de rigueur, de compétence et de véracité́, rappelant son engagement à promouvoir une offre éditoriale qualitative, ainsi que sa participation, avec le sénateur des Hauts-de-Seine, Pierre Ouzoulias, à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).

 

 

Restituer la cohérence des différents discours : scientifiques, journalistiques, politiques … (Pierre Ouzoulias)

 

 

Le sénateur Pierre Ouzoulias, également archéologue et historien, a fait part de l’angoisse forte du politique par rapport au discrédit dont la pensée scientifique lui semble faire l’objet :« Si tous les discours se valent, le discours scientifique n’a pas plus de valeur que ce que nous pouvons trouver sur les réseaux sociaux » Le sénateur en appelle à la clarté des rôle et de prises de parole : « le scientifique amène son avis, et le journaliste amène le débat entre le politique et le militant écologiste. Notre travail, ensemble, vous éditeurs et nous parlementaires, est de restituer la cohérence des différents discours. Le rôle de l’éditeur est fondamental car c’est un rôle d’intermédiation, et c’est ce qui nous manque dans cette société́. L’auto-publication me semble dangereuse, si on considère qu’il doit y avoir ceux qui lisent, et ceux qui produisent, sans intermédiaire. Ce serait comme vouloir le peuple et le président et rien d’autre ».

 

 

L’exigence d’un principe de responsabilité.

 

 

« Cette exigence constitue pour les éditeurs un véritable atout, revendique Philippe Beauvillard car cette responsabilité qu’ils assument face à leurs lecteurs, à la communauté scientifique et aux pouvoirs publics parfois est à la fois juridique, intellectuelle et morale, sans oublier leur rôle économique qui induit une autre forme de responsabilité leur imposant, sauf à compromettre la survie même de leurs entreprises, une crédibilité de leurs publications dans la durée. »

Téléchargement : SPCS Compte-rendu Colloque 4 oct. 2019

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