web design & développement studio-irresistible - paris

logo culture papier lien retour home

Culture Papier s’engage pour le Papier dans la Cité


La responsabilité du papier dans la Cité est engagée, de la forêt … à la corbeille.

 

Le 28 novembre, le 8 ème colloque de Culture Papier dédié au Papier dans la Cité  a réuni près de 200 personnes autour d’une vingtaine d’intervenants. Il s’est achevé sur l’engagement des parties prenantes de la filière de valoriser la responsabilité d’une ressource naturelle, renouvelable et recyclable, de la forêt à la corbeille…. pour entamer un chemin de progrès.

 

« Le papier est à la fois : une Ressource naturelle et renouvelable, recyclable et compostable, une Matière au cœur de notre vie intime, tissant des liens de proximité au cœur des villes et des villages. Enfin, un Média d’Attention, d’émotions et de libertés individuelles. Il est impératif de continuer à informer le public sur la complémentarité sociétal du papier avec le digital. C’est sur cette conviction que Pierre Barki, vice-président de l’association Culture Papier a ouvert mercredi 28 novembre le Colloque annuel de l’association dédié au « Papier dans la Cité ». Notre feuille de route intègre aussi la valorisation des bienfaits du papier, ses qualités pour tout ce qui touche à la conservation des informations, à la confidentialité et au respect de la vie privée. »

 

Mieux faire connaitre les chemins de progrès

 

Plus d’une vingtaine de personnalités d’horizons et de métiers variés se sont exprimés, notamment : Didier Livio (Deloitte Développement), Christine de Neuville (PEFC France), Jean-Marie Nusse, (Exacompta Clairefontaine), Hervé Le Bouler (France Nature Environnement), Sophie Rocher, (1ère adjointe au Maire de Marcq en Baroeul), Alexandre Jardin (Lire et Faire lire), Dominique Wolton et Jean-Luc Velay (CNRS), Pascal Ruffenach, (groupe Bayard), …. Elles l’ont fait en soulignant les chemins de progrès à poursuivre et à faire mieux connaitre, notamment dans les domaines de la gestion des forêts, de la RSE et du tri. Tout en rappelant ses valeurs sociétales : apprentissage, attention, transmission, proximité et responsabilité.

 

Lutter contre la culpabilisation irrationnelle des utilisateurs de papier

 

« C’est parfois difficile à faire comprendre à une société qui s’exprime beaucoup et très vite par tweet, assez prompte à nous condamner, vous et nous … » a rappelé Sophie Primas, Sénatrice des Yvelines, en conclusion des travaux de la matinée autour de la responsabilité du papier pour une économie circulaire. « Mais c’est essentiel à la défense d’un intérêt général durable. C’est le révélateur d’un phénomène plus général puisque l’opposition sociale aux coupes de bois perturbe également nos communes forestières ainsi que l’ONF, auxquels sont assignés des objectifs de valorisation de notre forêt. Voilà donc un préjugé tenace : « le papier fait du mal à la forêt ».

 

Combattre sans relâche cette idée fausse. 

 

« À chaque fois qu’un de nos rapports traite de la forêt, a poursuivi la Présidente de la Commission des affaires économiques, nous soulignons que la France est aux antipodes de la déforestation puisqu’elle ne coupe que 50% de la pousse, contre 66% chez nos voisins. Nous combattons aussi la peur irrationnelle par le rappel des vrais risques : ne pas toucher aux arbres, c’est diminuer à terme leur potentiel de stockage de carbone et c’est augmenter le volume de combustible en cas de feu de forêt. Nous avons échappé l’an dernier à la vague d’incendies qui a même touché la Suède mais le danger reste bien présent dans notre pays. Fabriquer et utiliser du papier c’est donc aussi protéger notre forêt du dépérissement et diminuer les risques d’incendies qui n’ont jamais été aussi élevés. »

 

Le papier est un matériau unique. Il porte le temps long.

 

« On est en train de perdre une guerre idéologique, il faut de l’insolence. Dominique Wolton, directeur de recherches au CNRS en ouverture de la cession sur « Le Papier au cœur de l’attention et de la déconnexion » a fait l’unanimité des participants quand il a exhorté les participants à refuser cette technisation à outrance des relations humaines : « La communication interpersonnelle ne s’est jamais intensifiée avec des écrans. Au contraire, ils font obstacles. »

 

« Il y a une complémentarité évidente entre le papier et le numérique. modére de son côté Géraldine Bannier, Députée de la Mayenne, présidente du groupe d’études ‘Livres, économie du livre, économie du papier’ en conclusion des travaux sur l’importance  de l’objet papier dans la qualité de l’attention et de la concentration. Mais les sujets de déconnexion et d’attention sont des sujets majeurs. Depuis que j’ai vu arriver le numérique, les smartphones, je m’interroge sur le coût économique et environnemental de l’outil au regard des résultats que nous obtenons. Le papier est une matière très particulière : sensorielle, visuelle, olfactive, vivante, tactile, qui traverse magnifiquement les siècles, et la mémoire des hommes. C’est une matière évolutive grâce à l’économie circulaire, au recyclage et qui va se retrouver au cœur des enjeux environnementaux. Et ceux qui veulent défendre l’environnement ne doivent pas se tromper de combat. »

Téléchargement : Introduction Réinventons la place du papier dans la Cité 281118


Télécharger le fichier