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Avec plus de 310 500 emplois et 0.7% du PIB, l’écosystème du papier graphique favorise l’économie circulaire.


Pour éclairer l’Assemblée nationale dans son vote du projet de loi relatif « à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire », Culture Papier a commandité au cabinet EY la première évaluation de ‘L’Empreinte socio-économique de l’écosystème du papier graphique en France’ présentée à son 9éme Colloque annuel sur « Le Papier au Futur ».

 

 

Support culturel, d’information, de commerce ou administratif, le papier graphique et l’imprimé revêtent de nombreux usages, participent quotidiennement au lien social de plusieurs dizaines de millions de Français et jouent un rôle sociétal (transmission, information, …) important.

L’étude, soutenue par quatre fédérations (COPACEL, UNIIC, SDD, FEDEREC) est la première à évaluer les retombées socio-économiques de l’écosystème du papier graphique en France. Elle en mesure les externalités positives, directes, indirectes et induites dans l’économie française et son apport aux territoires.

L’empreinte socio-économique du papier graphique est au cœur des territoires

 

Avec une empreinte socio-économique de 311 590 emplois en France[1], « l’écosystème de l’emploi du papier graphique et de l’imprimé constitue un secteur industriel de poids pour l’économie nationale » indique Olivier Le Guay, Délégué Général de Culture Papier, alors même que le périmètre de l’étude EY n’intègre pas les métiers de l’édition de presse et du livre : estimé à 106 000 selon le 3é Panorama des industries Culturelles et créatives en France EY pour France Créative (nov.2019) ». Celui-ci comprend, de l’amont à l’aval : les forestiers, les papetiers, les intermédiaires, les imprimeurs, les distributeurs de produits finis et les entreprises de collecte et de gestion des déchets. Ses retombées socio-économiques contribuent, de même, à hauteur de 16,9 milliards d’euros (0,7 %) au produit intérieur brut (PIB) français et permettent à l’Etat de percevoir 1,3 milliards d’euros de recettes fiscales, hors TVA.

 

Le papier graphique, une ressource naturelle recyclée et recyclable au cœur de l’économie circulaire

 

Le papier est issu de ressources naturelles renouvelables et recyclables. Quand il n’est pas produit à partir de fibres recyclées, le papier graphique est issu de fibres de bois vierges qui proviennent, en majorité́, de coupes d’éclaircie et chutes associées à la production de bois d’œuvre ou d’industrie. Il constitue alors un débouché́ important pour la filière bois en lui permettant de valoriser ses sous-produits.

La fin de vie du papier graphique participe à un modèle d’économie circulaire dont le développement a été́ encouragé depuis deux décennies (et sept directives européennes) par les pouvoirs publics européens et nationaux. « Recyclable 5 à 7 fois, recyclé à un taux de 75 % en 20173, le papier, une fois utilisé, est revendu par les collecteurs et les collectivités territoriales aux papetiers pour la production de papiers et cartons recyclés. a rappelé Jean-Marc Gabouty, Sénateur de la Haute-Vienne et Vice-Président du Sénat. Il débute ainsi une nouvelle vie, ce qui démontre que le papier qu’il soit issu de fibres vierges ou recyclés provient de la même industrie. »

 

L’interdépendance des usages du papier graphique : l’exemple de l’imprimé publicitaire

 

« Les usages du papier graphique ne peuvent se considérer indépendamment les uns des autres. a montré Olivier Baboulet, Senior manager, Sustainable Performance & Transformation, EY associes. Par exemple, l’imprimé publicitaire participe au modèle économique de la presse magazine. Ce média représente une masse critique de chiffre d’affaires (>25%) pour des sites de l’écosystème du papier totalisant 4 700 emplois industriels et 33 200 dans la distribution et les agences de communications. » L’imprimé s’avère d’autant plus incontournable que près de 20% des Français sont éloignés du digital (13 millions en situation d’illectronisme).

 

Le papier et l’imprimé, alliés objectifs d’une nécessaire sobriété numérique

 

Le numérique a pris un retard énorme sur le papier en termes d’économie circulaire. Le report systématique -souvent à marche forcée- du papier sur de nouveaux canaux de diffusion, notamment digitaux s’effectue au nom d’une « dématérialisation » inexistante dans les faits.

« Le numérique est énergivore et participe à l’épuisement de ressources naturelles non renouvelables, en particulier les métaux et terres rares. Avec un taux de collecte de très faible des matériels numériques. Et une consommation énergétique exponentielle notamment à cause de la vidéo en ligne (80% du trafic mondial) a souligné Zeynep Kahraman-Clause, Directrice des Projets pour The Shift Project: « La croissance du nombre d’utilisateurs équipés d’au moins un terminal connecté (notamment dans les pays en développement), l’augmentation du ratio du nombre de terminaux connectés par individu (de 2,1 en 2015 à 3,3 en 2020 en moyenne mondiale), l’augmentation du trafic vidéo couplée à la part croissante des images de qualité HD et UHD et au déport des usages vers de la consommation à la demande (streaming, VOD, cloud gaming), provoquent une explosion du trafic sur les réseaux (plus de 25% par an, et dans les data centers (+35% par an). Cette croissance se produit à un rythme qui surpasse celui des gains d’efficacité énergétique des équipements, des réseaux et des data centres. »

 

« Il est temps d’associer le meilleur du print et du digital pour une sobriété responsable, a lancé pour conclusion Pierre Barki, Président de Culture Papier. Le grand public grâce aux études d’associations indépendantes, commence à entendre que le digital ne signifie pas ‘dématérialisation’ mais uniquement changement de support. Il est impératif de continuer à l’alerter sur cette obésité numérique que tous constatent. Se préparer à une sobriété numérique, c’est le défi que la filière du papier graphique peut relever. »

 

 

[1] EY pour Culture Papier, Etude sur l’Empreinte socio-économique de l’écosystème du papier graphique en France. novembre 2019.

78 % de ces emplois sont soutenus auprès des producteurs et distributeurs de papier graphique – on parle d’emplois directs, 16 % sont soutenus au sein de la chaine de valeur, c’est-à-dire par les fournisseurs de ces entreprises et leurs fournisseurs – on parle d’emplois indirects – et 6 % sont soutenus par les dépenses des ménages permises par les salaires des emplois directs et indirects – on parle d’emplois induits.

 

Téléchargement : EY pour Culture Papier 1ere Etude Empreinte de l'écosysteme du papier graphique nov 2019


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Téléchargement : The Shift Project Synthese L'insoutenable usage de la vidéo en ligne 0719


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Téléchargement : The Shift Project Rapport L'insoutenable usage de la vidéo en ligne 0719


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Note méthodologique Etude EY

 

Le modèle utilisé par EY pour modéliser les retombées socio-économiques au sein d’un territoire donné s’appuie sur les travaux de l’économiste Wassily Leontief, qui lui vaudront d’ailleurs le Nobel d’économie en 1973. Ces travaux reposent sur l’utilisation de tables entrées-sorties symétriques permettant de modéliser les interdépendances entre l’ensemble des secteurs d’activité d’une économie donnée.

 

Pour l’empreinte socio-économique de la filière papier graphique en France, les impacts directs ont été modélisés à partir des secteurs suivants : producteurs de papier graphique, fabricants de produits finis, agences de communication publicitaire, entreprises spécialisées dans la distribution d’imprimés publicitaires. Les impacts des fournisseurs de matières premières (bois, collecte et tri des déchets) sont eux capturés à travers les retombées indirectes. Les producteurs de contenu éditorial, éditeurs et auteurs du livre et de la presse n’ont pas été intégrés (voir 3é Panorama des industries Culturelles et créatives en France EY pour France Créative (nov.2019)